VLR ! - Vive la république

Communiqué de presse, Colloque Sorbonne 16 octobre 2004

Communiqué de presse

 

 

Le 16 octobre 2004, les Républicains se réunissent à la Sorbonne pour demander une réforme radicale du système de formation des enseignants.

 

Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan critiquent le rapport Thélot.

 

 

L’association « Vive la République ! », qui rassemble sous la présidence de François Morvan des militants qui se sont connus pendant la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, et l’association « Debout la République », présidée par Nicolas Dupont-Aignan, ont organisé samedi 16 octobre à la Sorbonne un colloque sur l’avenir de l’école au moment de la parution de rapport Thélot.

  Préparé par des militants réunis autour d’Elizabeth Altschull, membre démissionnaire de la commission Thélot et adhérente de « Vive la République », ce colloque a traité d’une question volontairement écartée par Claude Thélot des questions posées aux Français dans le grand débat sur l’école :

 

« Formation des enseignants: faut-il en finir avec les IUFM? »

 

  Devant un amphithéâtre bondé – à noter la participation, à la fois d’un grand nombre d’enseignants, et de représentants d’une quinzaine d’associations d’enseignants, associations de professeurs de disciplines (Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie, Association des Professeurs de Lettres,…), associations de réforme de l’École (Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Programmes, « Sauver les lettres », « Reconstruire l’école »…), syndicats, et de militants non enseignants des deux associations -, trois séries d’interventions ont été présentées :

 

-          d’abord, plusieurs jeunes enseignants du primaire et du secondaire, frais émoulus des divers IUFM, ont fait part de leur point de vue critique sur l’enseignement qu’ils y ont reçu. Alors que l’enseignement des disciplines est généralement salué, l’enseignement « général », c’est-à-dire le prétendu enseignement de la pédagogie par des spécialistes de « Sciences de l’éducation », ne prépare pas à l’exercice du métier. De nombreux exemples ont illustré, à la fois, le caractère humiliant de cours de pédagogie au contenu indéfiniment délayé, que de jeunes professeurs sont obligés de suivre sous peine de retenue de salaire, sans en tirer d’éléments utiles pour l’exercice de leur métier. Un jeune professeur d’école a en particulier insisté sur le sentiment de culpabilité que ressentent des enseignants débutants du primaire, « formés » par des « formateurs » incompétents et dont certains ne voient jamais un élève, avant d’être lâchés dans des classes sans posséder les connaissances qui permettent d’apprendre aux enfants à lire, à écrire et à calculer.

-          Dans un deuxième temps, plusieurs interventions ont développé la critique du système actuel de formation des enseignants, et proposé des solutions alternatives.

 

·         Rachel Boutonnet, institutrice, auteur du « Journal d’une institutrice clandestine » : IUFM, ou comment ne pas apprendre le métier d’enseignant ».

·         Chantal Grandchamps, institutrice : « Le désarroi d’une institutrice face aux IoUMpFs ».

·         Michel Delord, Professeur de collège, membre de la Société Mathématique de France, « L’enjeu des programmes dans la formation des enseignants du secondaire ».

·         Elizabeth Altschull, auteur de « L’école des ego. Contre les gourous du pédagogiquement correct » : « Les Américains aussi veulent abolir leur IUFM ! ».

·         Pierre Schapira, Professeur de Mathématiques à l’université Paris VI : « Pourquoi l’université doit être au centre de la formation des enseignants ».

·         André Warusfel, Inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale, « La dérive trentenaire de l’éducation nationale ».

·         Pedro Cordoba, Maître de Conférences à Paris IV, « Faire l’économie des IUFM ».

 

 Ces interventions conduisent à l’idée de séparer la formation des enseignants du primaire et des enseignants du secondaire. La formation des enseignants du primaire aurait lieu dans de nouvelles structures de formation, centrées sur l’apprentissage de la pédagogie utile et l’acquisition des connaissances nécessaires, et débarrassées de l’hégémonie des Sciences de l’éducation. La responsabilité de la formation des enseignants du secondaire reviendrait, à titre principal, aux universités, l’apprentissage du métier prenant la forme de stages avec des collègues expérimentés.

 

-          La réunion a été conclue par trois allocutions de François Gaudu, Secrétaire de « Vive la République ! » (consultable sur le site ), Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de « Debout la République », et Jean-Pierre Chevènement, Ancien Ministre de l’éducation nationale.

 

  Alors que Nicolas Dupont-Aignan a notamment souligné que le rapport Thélot avait « détourné » les souhaits exprimés par les Français à l’occasion du grand débat sur l’école et invité les enseignants à faire connaître aux parlementaires les contraintes irrationnelles qui leur sont faites ( » J’ai découvert avec stupéfaction l’interdiction des devoirs à la maison… »), Jean-Pierre Chevènement a critiqué le caractère déséquilibré des conclusions de ce rapport. Il a notamment montré que ce rapport constituait à plusieurs égards une résurgence de rapports anciens, dont certains qu’il avait volontairement enterré lorsqu’il était Ministre de l’Éducation Nationale. Mais, si les ministres changent, la technostructure reste… Saluant le travail accompli en commun par « Debout la République », qui rassemble des membres de l’UMP, et « Vive la République ! », qui ne soutient pas le gouvernement, il a invité tous les participants à se rassembler pour la refondation républicaine de l’école.

 

Les actes du colloque seront publiés.

 

Contact :

Claude BAUCHART – CHASERAY, 1 bis, rue de Navarre, 75005, Paris. bauchartchaseray.claude@wanadoo.fr, fgauealt@easynet.fr