LE
NOUVEAU PAYSAGE POLITIQUE FRANCAIS ET L'AVENIR DES IDEES REPUBLICAINES
Le
cafouillage du gouvernement sur l'annonce de la TVA sociale, une idée qui mérite
mieux, et surtout la volonté des citoyens de voir un Parlement représenter
vraiment le pays a permis au Parti Socialiste de se sauver provisoirement la
mise, et de maintenir le Parti Communiste sous respirateur artificiel. La
démobilisation des opposants à Sarkozy au premier tour des législatives, puis la
démobilisation de ses partisans au second devant l'annonce d'une chambre
introuvable ont suffi a faire varier la composition de l'Assemblée d'une
centaine de députés.
Nicolas
Sarkozy a réussi son pari parce que Jean-Pierre Chevènement puis, dans une
moindre mesure Nicolas Dupont-Aignan, ont laissé le programme républicain à la
disposition des autres. Vive la République, qui n'a pas su convaincre plus
largement de la nécessité d'un rassemblement au centre de la vie politique,
assume sa part de responsabilité dans la situation qui en résulte.
François
Bayrou, et Nicolas Sarkozy dans une certaine mesure avec son "ouverture à
gauche" , ont repris à leur compte la critique du bipartisme incapable de
refléter une France en pleine mutation et en prise aux difficultés que lui
imposent la mondialisation et la globalisation financière qui en a pris le
leadership.
Nicolas
Sarkozy a repris à son compte - jusque dans un véritable "copier-coller" - la
thématique nationale et républicaine qui fut celle de la campagne de Jean-Pierre
Chevènement en 2002 et au cours de laquelle il avait rejeté dos à dos l'UMP et
le PS, avant de se raviser.
D'une
certaine façon, nos idées ont progressé en profondeur dans la société. C'est le
point positif qui rend optimiste pour l'avenir. Mais ces idées sont entre les
mains d'une équipe dirigeante dont l'ambition ne se démarque pas des objectifs
de la globalisation financière qui vise à construire une élite mondiale
gouvernant la planète, et dans laquelle les nations ne sont plus que des
exécutants locaux. Le débat sur l'avenir de la France dans ce contexte , et en
premier lieu le débat sur l'Europe ont été ainsi - et pour cause - occultés de
la campagne présidentielle et législatives.
Dans ce
nouveau contexte, nous ne nous situons pas dans la majorité présidentielle parce
que l'ambiguïté sur ces questions décisives est , au mieux, la caractéristique
de la nouvelle équipe. Pour autant, nous n'hésiterons pas à soutenir ce qui peut
aller dans le bon sens, c'est à dire la reconstruction d'une France fière
d'elle-même et de son histoire. Mais dans le même temps, nous nous opposerons à
tout ce qui va aller dans le sens de l'adaptation de la France à la
globalisation financière de la planète. Nous dirons non au "traité simplifié"
européen, qui va instaurer une légitimité supra-nationale en Europe laquelle
servira ensuite d'instrument pour faire accepter le règne du libre marché sans
contrainte et sans limites. On verra ainsi rapidement les promesses du
président Sarkozy d'aller vers une Europe "qui protège" se heurter très
rapidement à la logique de l'Union européenne depuis quinze ans. Nous
n'accepterons pas les éléments de régression inacceptables que sont la poursuite
de la privatisation du secteur énergétique, la menace d'une privatisation
progressive des Universités sous couvert de leur modernisation - par ailleurs
nécessaire - , le démantèlement de la protection sociale solidaire par
l'instauration des franchises sur les dépenses de santé.
Mais
c'est dire aussi que la gauche telle qu'elle existe aujourd'hui est morte.
Aucune perspective sérieuse n'est possible sans le retour à la République, à la
démocratie ancrée dans l'idée nationale, au refus de la complaisance envers
l'immigration clandestine où à la délinquance .
Vive la
République va poursuivre son élaboration de fond et proposera dans les mois qui
viennent un véritable regroupement des républicains qui ne veulent pas voir leur
programme dilapidé et qui restent déterminés à préparer l'avenir.
François
MORVAN
Président
de VLR !
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